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Sécurité alimentaire dans les Hauts-Bassins : L’ONG Action contre la faim restitue les conclusions d’une étude sur les filières du riz et des legumes

LEFASO.NET

jeudi 12 novembre 2020

L’ONG Action contre la faim (ACF), en collaboration avec le consortium CBM, organise, les 12 et 13 novembre 2020 à Bobo-Dioulasso, un atelier de restitution des études réalisées dans le cadre du Programme intégré de diversification de la production et d’amélioration nutritionnelle dans la région des Hauts-Bassins (PADI). Ces études visent à promouvoir les filières du riz et des légumes dans la province du Kénédougou. C’est le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé, qui a présidé la séance de travail.

Sécurité alimentaire dans les Hauts-Bassins : L’ONG Action contre la faim restitue les conclusions d’une étude sur les filières du riz et des legumes

En février 2020, Action contre la faim (ACF) et ses partenaires techniques et financiers dont CBM, réalisaient une étude dans le domaine de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence. Cette étude a porté sur les mets locaux, sur l’analyse de la valeur nutritive du riz, l’étude-diagnostic des filières riz et maraichère, l’étude marché des filières riz et maraichère et l’analyse des textes règlementaires en matière d’importation et d’exportation du riz au Burkina Faso.

Ce sont les résultats de cette étude qui seront présentés au cours des deux jours de travaux. Cela permettra aux différents acteurs de mieux saisir la réalité complexe de l’atteinte de la sécurité alimentaire. Plus spécifiquement, il s’agira de présenter les conclusions des différentes études afin de recueillir les observations des participants.

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Le coordinateur terrain d’ACF base Orodara, Cheick Amed Ky.

« Cet atelier nous permettra de présenter les résultats atteints, les recommandations et les conclusions des différentes études ; de recueillir les amendements et les observations des acteurs ; prendre en compte les préoccupations et les besoins des bénéficiaires dans les documents finaux ; valider les résultats, les conclusions et les recommandations des études afin d’améliorer la synergie d’action entre les acteurs pour renforcer la performance des filières riz et légumes », a laissé entendre le coordinateur terrain d’Action contre la faim, Cheick Amed Ky.

Par ailleurs, ces résultats seront diffusés auprès des services techniques et des collectivités pour exploitation dans leur planification, mais aussi pour faire le plaidoyer auprès de tous les acteurs pour améliorer la synergie d’action et la complémentarité dans les interventions. En effet, la sécurité alimentaire et les moyens d’existence constituent une question préoccupante pour ACF et ses partenaires. C’est pourquoi, ils ont décidé ensemble de mettre en œuvre, dans les Hauts-Bassins, le Programme intégré de diversification de la production et d’amélioration nutritionnelle (PADI). Cette étude entre dans le cadre de ce programme.

« Cet atelier de restitution d’études s’inscrit dans le cadre du programme PADI que nous mettons en œuvre avec nos partenaires techniques et financiers depuis 2018. Nous nous sommes inscrits dans une dynamique d’amélioration de la production agricole afin de contribuer à améliorer la sécurité alimentaire des ménages que nous appuyons. Nous avons commandité une étude sur les filières qui sont sensibles, qui nous sont très chères, notamment la filière riz et la filière maraîchère. Nous avons voulu faire un diagnostic pour voir quelles sont les insuffisances afin de mieux intervenir pour booster le marché », a expliqué Cheick Amed Ky.

Réduire la part du riz importé

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Ousséni Badini, directeur pays de CBM.

Selon lui, les Haust-Bassins étant une région reconnue pour sa production agricole, il s’agira pour les acteurs de voir comment faire pour réduire la part du riz importé au détriment du riz local. Il estime cependant qu’il faut une synergie d’action avec tous les acteurs, afin de promouvoir la production locale. « Il faut qu’on consomme local et cela est possible parce que notre riz local est plus nutritif », a-t-il dit.

Le directeur pays de CBM, Ousséni Badini, pour sa part, a affirmé que l’ONG ACF et CBM sont résolument engagés à faire en sorte que le projet PADI soit une réalité dans la province du Kénédougou. « Parce que c’est l’une des localités qui produisent beaucoup de céréales. Malheureusement, elle a du mal à les écouler et faire en sorte que les producteurs puissent profiter des ressources de leur travail », a-t-il déploré.

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La photo de famille.

Avant d’ajouter : « Il s’agit de présenter les résultats d’études diverses sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence mais aussi sur la gouvernance en matière d’eau, hygiène et assainissement. Nous allons travailler à faire en sorte que les recommandations issues de cet atelier puissent être une feuille de route qui nous permettra d’améliorer nos pratiques en tant qu’ONG et aussi d’améliorer la collaboration avec les producteurs et l’ensemble des acteurs qui sont autour de la mise en œuvre du projet ».

Pour le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Boyo Célestin Koussoubé, cette étude est très instructive. « Il y a un ensemble de propositions qui sont faites pour améliorer les conditions nutritionnelle et alimentaire dans la province. L’étude a ainsi relevé certaines difficultés concernant la production, la conservation et la commercialisation des produits dans la province du Kénédougou. Il faut donc travailler à améliorer l’état des routes pour permettre d’évacuer les excédents de production que la province produit », a indiqué le président du Conseil régional des Hauts-Bassins.

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Les participants à l’atelier de restitution.

En matière de production maraîchère, il y a eu des recommandations pour améliorer la qualité, en ce qui concerne le traitement avec les pesticides. L’étude révèle également un problème de conservation lorsque les producteurs n’arrivent pas à évacuer tous leurs produits. Cette situation, selon le président Koussoubé, interpelle tous les acteurs, notamment les autorités régionales, afin d’améliorer les infrastructures routières pour permettre que les productions de la région et de la province soient évacuées sur le reste du Burkina.

En outre, il a exprimé sa satisfaction des résultats de cette étude car, dit-il, cela nous permettra de voir au niveau de la région, ce qu’il faut faire pour améliorer les conditions des producteurs. Il a annoncé la construction, très prochainement, d’un grand centre de conservation de produit du frais, c’est-à-dire les légumes, le poisson, la viande, afin de permettre leur exportation.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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