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Bobo-Dioulasso : « Au cours des premiers mois de 2023, l’hôpital Sourô Sanou aura son service d’imagerie par résonance magnétique (IRM) », foi du ministre Kargougou

lundi 21 novembre 2022

« Le Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou a besoin d’être renforcé. Ce n’est pas normal qu’un patient quitte Bobo-Dioulasso pour aller juste faire une IRM à Ouagadougou », a déploré le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Lucien Robert Kargougou, lors de sa visite dudit centre de santé. C’était ce lundi 21 novembre 2022. Face à la presse, il a annoncé donc qu’au cours des premiers mois de l’année 2023, l’hôpital Sourô Sanou aura son service d’imagerie par résonance magnétique.

Bobo-Dioulasso : « Au cours des premiers mois de 2023, l’hôpital Sourô Sanou aura son service d’imagerie par résonance magnétique (IRM) », foi du ministre Kargougou

Le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Lucien Robert Kargougou, séjourne à Bobo-Dioulasso depuis le dimanche 20 novembre 2022. Il a mis à profit son séjour pour visiter, ce lundi 21 novembre 2022, le Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso. Cette visite a pour objectif de permettre au ministre de s’imprégner du fonctionnement de ce centre de santé. Ainsi, du département de la pédiatrie au service d’urgence médicale, en passant par le département de la maternité, le ministre Kargougou a pu toucher du doigt les réalités que vivent les agents de santé et leurs patients au quotidien.

Cette visite lui a permis non seulement de voir les difficultés du CHUSS, mais aussi les acquis engrangés par ce centre de santé. Des explications du directeur général de l’hôpital, l’on retient que le CHUSS a été d’abord un centre de santé militaire créé en 1920, puis érigé en hôpital civil en 1955. Il a pris le nom de centre hospitalier national Sourô Sanou en mémoire d’un célèbre tradipraticien en 1984. Depuis le 26 mars 2003, il est devenu centre hospitalier universitaire Sourô Sanou. Ce centre de santé a une capacité d’accueil de 593 lits. Malgré ses 1115 agents, cet hôpital fait face à l’obsolescence de la plupart de ses équipements et bien d’autres défis.

Selon le ministre de la santé cette visite est une manière pour lui de s’enquérir des conditions de travail du personnel soignant ainsi que de l’état des matériels médicaux au niveau de ce centre hospitalier. Une occasion pour lui également d’encourager le personnel et lui traduire la gratitude des autorités du pays pour le travail abattu, surtout dans un contexte assez particulier. Les défis du CHUSS, selon lui, sont communs aux centres de santé du Burkina qui accueillent beaucoup de patients. Il note ainsi, les défis liés au renforcement du personnel, au manque d’équipement adéquat dans les différents services de l’hôpital, etc.

« L’hôpital Sourô Sanou a besoin d’être renforcé. Et je me réjouis de voir des agents de santé très engagés malgré les conditions de travail qui ne sont pas optimales. L’hôpital a enregistré des acquis au rang desquels je voudrais retenir la mise en place d’un mécanisme de régulation des malades dans le contexte actuel que traverse le pays. Ce mécanisme permettra de prendre en charge les blessés des attaques que connaît notre pays. Nous avons noté aussi l’existence d’un plan blanc qui permet de gérer les situations de catastrophes. Mais au-delà des acquis, nous avons un certain nombre de défis qu’il faut relever », a relever le Dr Kargougou.

Dans les différents départements visités par la délégation, le ministre a reçu de larges explications de la part des médecins et techniciens. A toutes les difficultés soulevées, le ministre de la santé a rappelé les efforts déjà fournis par le gouvernement ainsi que les actions futures à entreprendre pour soulager les souffrances des populations. Aussi, il dit prendre bonne note des différentes doléances des acteurs et promet de les examiner le plus tôt possible, pour voir comment apporter sa contribution pour alléger certaines difficultés.

« Au niveau de la pédiatrie qui a besoin que nous renforçons sa capacité en matière d’équipements médico-techniques, nous avons pris l’engagement de travailler à faire en sorte que ce service soit renforcé pour que les enfants soient bien pris en charge. Nous avons pris l’engagement de renforcer le service d’urgence avec des moniteurs et d’autres équipements mais aussi en termes de ressources humaines qualifiées (…). Sourô Sanou a besoin d’être renforcé et pour cela, le gouvernement à travers le ministère de la Santé prend l’engagement et annonce qu’au cours des premiers mois de 2023, nous allons renforcer le service d’imagerie de l’hôpital avec une IRM. Ce n’est pas normal qu’un patient quitte Bobo-Dioulasso pour aller à Ouagadougou juste pour faire une IRM », a-t-il annoncé.

Aussi, il a affirmé la volonté du gouvernement à accompagner le projet d’extension du service des entrées et des urgences médicales de l’hôpital Sourô Sanou. Cette visite est fortement appréciée par les acteurs de la santé, notamment par le directeur général de l’hôpital, Dr Seydou Barro qui salue cette visite à sa juste valeur. « Nous sommes comblés par cette visite du premier responsable de notre département. C’est une joie pour nous car il est venu encourager le personnel dans ce qu’il fait. Cela prouve également que les premières autorités du pays sont vraiment à l’écoute de nos préoccupations. Ce qui me fait dire que dans les années à venir, Sourô Sanou fera l’objet d’une attention », a-t-il laissé entendre.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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