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Activités minières au Burkina Faso : Le CGD outille les parlementaires et élus locaux à Bobo-Dioulasso

mardi 25 juillet 2017

Le lundi 24 juillet 2017 a eu lieu à Bobo-Dioulasso, la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur l’impact des activités minières au Burkina Faso. Organisée par le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) avec l’appui financier du Programme d’Appui au Développement du Secteur Minier (PADSEM), du 24 au 28 juillet 2017, cette formation permettra le renforcement des capacités des acteurs que sont les parlementaires et les élus locaux, pour une meilleure prise en compte des préoccupations des populations qui subissent les effets de l’activité minière et une bonne gestion des retombées de l’or.

Activités minières au Burkina Faso : Le CGD outille les parlementaires et élus locaux à Bobo-Dioulasso

Deuxième atelier du genre en moins d’un mois, cette formation fait partie d’une série d’activités du CGD avec l’appui technique et financier du PADSEM. En effet, du 24 au 28 juillet 2017, la ville de Bobo-Dioulasso accueille les élus nationaux et les élus locaux, pour la tenue d’un atelier en leur faveur sur l’impact des activités minières au Burkina Faso.

Notre pays regorge de beaucoup de potentialités en matière minière. A en croire Anselme A. Somda, chargé de programme du CGD, c’est depuis les années 2000 que le Burkina Faso connaît un véritable essor de son secteur minier. Ce qui s’explique surtout par l’adoption d’une législation minière dite attractive. En effet, « le code minier adopté le 08 mai 2003, avait pour objet essentiel d’attirer les investisseurs miniers. Cependant, cela n’a pas été à mesure d’apporter un véritable développement structurant au niveau central ainsi qu’au niveau des populations qui subissent l’impact de l’activité minière. C’est pour cette raison qu’en 2015 sous la transition, un nouveau code fut adopté pour pallier les insuffisances du code minier de 2003 dans ses aspects économiques, fiscaux et environnementaux », a-t-il expliqué.
Ainsi, ce nouveau code minier est un instrument qui vise à promouvoir le secteur minier au service du développement économique et social durable de notre pays.

Certes, l’industrie extractive occupe une place importante dans l’économie nationale et locale, mais force est de constater qu’elle a un impact environnemental potentiellement énorme, sans un encadrement juridique et technique adéquat.

En effet, après l’exploitation minière, c’est souvent la désolation qu’on laisse aux populations et souvent la restauration de l’environnement pose problème. C’est pour pallier toutes ces difficultés que le CGD a voulu outiller l’ensemble des acteurs que sont les parlementaires et les élus locaux, notamment des communes qui subissent l’impact de l’activité minière, pour une meilleure prise en compte des préoccupations des populations et une bonne gestion des retombées de l’or.

C’est ainsi que le député Michel Badiara, membre du réseau des parlementaires sur la bonne gouvernance des ressources minérales et représentant la coordinatrice du réseau, estime que dans un secteur aussi sensible que celui des mines, les mécanismes de bonne gouvernance devraient être la chose la mieux engagée pour permettre à l’Etat et à nos populations, surtout celles qui subissent au quotidien l’impact de l’activité minière, de ressentir les retombées de l’activité des ressources minérales.

Ainsi, cet atelier permettra le renforcement des connaissances des élus nationaux et locaux sur le fonctionnement des industries minières et sur la notion de juste partage des dividendes de l’exploitation minière au Burkina Faso.

« Cette formation vise à renforcer leurs capacités en matière de gestion des ressources minérales, mais aussi leur permettra de voir qu’est-ce que la rentabilité financière des ressources minérales peut apporter aux communautés », a laissé entendre Anselme Somda. Au cours des cinq jours de formation, les participants seront outillés d’abord sur l’impact même de l’activité minière au plan économique, ensuite sur l’impact fiscal, et surtout sur les questions environnementales.

Cet atelier est salué à sa juste valeur par les acteurs. Ainsi, prenant la parole au nom des parlementaires, le président du conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé, n’a pas manqué de remercier les initiateurs de l’atelier notamment le CGD. Selon lui, cette formation contribuera sans nul doute au renforcement des capacités des élus locaux pour une meilleure prise en compte des préoccupations des populations dans le cadre du développement des activités minières.

Au sortir des travaux, il est fortement attendu que tous les acteurs aient des acquis supplémentaires, des outils et informations qu’ils pourront utiliser dans leurs fonctions respectives afin d’assumer pleinement la mission qui leur est assignée dans l’intérêt des populations du Burkina Faso.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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