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Journée de sensibilisation des refugiés urbains pour une meilleure intégration

LEFASO.NET | Haoua Touré

mardi 7 novembre 2017

Le secrétaire permanent de la Commission Nationale des Refugiée (CONAREF) a procédé au lancement de la journée de sensibilisation des refugiés urbains le mardi 07 novembre 2017 en partenariat avec la CEDEAO sous l’égide du ministère des Affaires étrangères. Après Ouagadougou, ce sont les réfugiés de Bobo qui sont informés sur les attitudes à adopter pour un séjour harmonieux au Burkina terre d’asile.

Journée de sensibilisation des refugiés urbains pour une meilleure intégration

L’instabilité politique, sécuritaire…sont des sources de migration dans la sous-région. Pour se mettre à l’abri de ces problèmes qui déstabilisent leurs pays, certains refugiés ont choisi le Burkina comme terre d’asile et sont répartis dans les quatre coins du pays comme Dori, Bobo, Djibo, Ouaga… Cependant, les différences culturelles, coutumières… peuvent être sources de discordance entre les populations hôtes et les migrants. Même lorsqu’ils arrivent à s’intégrer, d’autres préoccupations inquiètent ces réfugiés, notamment l’insertion professionnelle, la sécurité alimentaire. C’est ce qui fait l’objet de cette journée de sensibilisation des refugiés avec à l’ordre du jour des communications sur leurs droits et devoirs, la recherche de l’emploi, l’intégration, la question sécuritaire…

À travers les thèmes qui seront développés, cette journée vise également à éclairer les réfugiés sur les bonnes pratiques pour une intégration véritable. Les réfugiés ont salué cette initiative qui leur donne l’opportunité de bien connaitre les attitudes à adopter pour rester en bon termes avec les Bobolais, car jusque-là, ils cohabitent en harmonie avec eux et il n’y a pas eu d’incidents majeurs ainsi que l’affirme le représentant des refugiés de Bobo, Ould Mohamed Alwata : « Nous vivons en harmonie avec la population même si au début les Bobolais montraient une certaine méfiance à notre égard ».

Tout en remerciant le gouvernement pour tous les efforts consentis pour leur insertion, les réfugiés ont quand même émis quelques doléances : il s’agit de la formation professionnelle pour les jeunes, le développement d’activités génératrices de revenus(AGR) au profit des familles des plus vulnérables (les jeunes et surtout les femmes chefs de ménage), le renouvellement régulier des documents, la prise en compte des réfugiés dans les plans de développements communaux, la facilitation de leur intégration sur la terre d’hospitalité et une revue de leur situation alimentaire (rupture de dons en vivres depuis deux ans).

Le représentant du Haut-Commissariat pour les Réfugiés(HCR), Patrick Tamrat, administrateur des solutions durables pour les réfugiés, confirme cette bonne entente entre les réfugiés et la population burkinabé depuis de longues années. Il estime par ailleurs que les réfugiés doivent se soumettre aux règlements du Burkina. « La plupart connaissent les coutumes, mais pas leurs droits et devoirs, et ils ne savent pas comment procéder à la recherche d’emploi. Nous prendrons en compte les doléances des réfugiés de Ouaga et Bobo pour assurer leur intégration ».

Ce sont près de 24000 réfugiés maliens et 200 d’autres nationalités qui vivent avec les Bobolais. Pour maintenir l’harmonie, ils bénéficient régulièrement de séances de sensibilisation pour les orienter, les conseiller sur les coutumes et traditions par qu’ils sont d’une autre culture et peuvent involontairement poser des actes susceptibles de blesser les autres.

L’un des points majeurs de cette journée est aussi la question sécuritaire du Burkina cible d’actes terroristes ces derniers temps. Aussi, les réfugiés, bien qu’ils vivent une vie paisible au Burkina, sont suivis dans tous leurs déplacements et reçoivent des consignes fermes. Selon le secrétaire permanent de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CONAREF), Issa Joseph Paré, ils respectent les consignes. Ils ne doivent jamais se mêler d’actes ni de près ou de loin qui peut compromettre leur séjour ; le gouvernement ne badine pas sur la question. Les opérations du G5 vont commencer et on leur a demandé de se décoller de la bande frontalière et ils suivent bien les consignes.

Haoua Touré
Lefaso.net

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