Littératures d’Afrique noire : Une vitrine pour promouvoir la lecture chez les scolaires du Burkina

Publié le jeudi 29 novembre 2018 à 23h41min

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Littératures d’Afrique noire : Une vitrine pour promouvoir la lecture chez les scolaires du Burkina

La soirée d’inauguration de la 3e biennale des littératures d’Afrique noire a eu lieu le mercredi 28 novembre 2018, à la Maison de la culture Monseigneur-Anselme-Titiama-Sanon de Bobo-Dioulasso. Cette activité, qui a pour thème « Lire pour tous, lire partout », se tient du 28 novembre au 1er décembre 2018, dans la capitale culturelle du Burkina Faso. En organisant une biennale des littératures d’Afrique noire, les associations « Agence de médiation culturelle des pays du Sahel » et « Le goùt du livre » poursuivent un objectif simple : contribuer à faire connaître le livre africain au grand public et tout particulièrement aux jeunes lecteurs, par des journées de formation, des ateliers d’écriture, des rencontres littéraires, des expositions de livres, des spectacles vivants et des projections de films. Cette troisième édition a pour invitée d’honneur Monique Ilboudo, première romancière burkinabè.

« Lire pour tous, lire partout », tel est thème général de la troisième édition de la biennale des Littératures d’Afrique noire. Selon les initiateurs de cette biennale, ce thème a une valeur programmatique pour un pays comme le Burkina Faso ou même pour une région comme l’Afrique toute entière, car il interpelle tous les acteurs du champ culturel quant aux conditions à remplir pour que tel slogan soit réalisé. A en croire le Pr Yves Dakouo de l’Université Ouaga I Pr-Joseph-Ki-Zerbo, par ailleurs directeur du laboratoire Langues, discours et pratiques artistiques (LADIPA), le thème de cette édition est d’une pertinence indéniable.

Il participe en effet de la démocratisation du savoir en permettant à chaque citoyen, de quelque lieu qu’il se tienne, d’acquérir à travers le livre papier ou le livre numérique, les connaissances dont il a besoin pour son propre développement, son propre épanouissement.

Pour Safiatou Sissoko Faure, responsable de l’Agence de médiation culturelle des pays du Sahel et initiatrice de la biennale, le thème de cette édition n’est pas fortuit. Car pour elle, la lecture ne doit pas être réservée à quelques élites ou aux enfants des élites. Le choix porté sur la littérature de jeunesse s’explique, selon elle, par le fait que la lecture apporte un plus aux enfants, elle contribue à leur éducation scolaire.

« La lecture amène au développement individuel et le développement individuel contribue au développement de toute la nation. Comme on dit que l’avenir d’une nation ce sont les enfants, c’est pour cela nous faisons le choix de promouvoir la littérature de jeunesse. Je ne cherche pas grand-chose si ce n’est que de participer à l’éducation des enfants d’un continent dont je suis native », a-t-elle laissé entendre.

Cette biennale va permettre ainsi, de « booster » la circulation des produits culturels comme le livre, de les rendre accessibles aux publics scolaires, lecteurs et futurs écrivains, de construire une interaction dynamique entre les acteurs du secteur : écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires, documentalistes, lecteurs, associations de lecteurs, critiques journalistiques et universitaires, administrateurs culturels communaux et étatiques, etc.

Cette troisième édition sera marquée par plusieurs activités au programme, notamment des rencontres auteurs/élèves, des spectacles de contes, des visites des expositions, des visites du salon de vente de livres. Les participants auront l’occasion de participer au « Goûter littéraire » et au « Dîner littéraire ».
Il y aura également une rencontre professionnelle entre les écrivains venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Sénégal sur le thème : « Lire pour tous, lire partout ». Cette rencontre sera présidée par Monique Ilboudo.

La directrice de l’Institut français de Bobo-Dioulasso, Agathe Konaté, a signifié que son institut soutient la biennale de la littérature d’Afrique noire depuis la première édition. Cependant, elle a expliqué les raisons pour lesquelles l’Institut français apporte son soutien technique et financier à l’Agence de médiation culturelle des pays du Sahel, pour l’organisation de la biennale.
« Nous sommes contents de soutenir ce projet, parce qu’il y a peu d’espace de valorisation du livre, des écrivains, des auteurs, dans la ville de Bobo-Dioulasso et au Burkina Faso de manière générale », a expliqué Agathe Konaté.

Toutefois, elle a salué l’initiative, car elle estime que c’est aux plus jeunes qu’il faut donner le goût du livre, le goût de la lecture. « Et cela peut les aider dans leur parcours scolaire et universitaire. Cela peut les accompagner également toute leur vie », a-t-elle dit.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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