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39e Journée mondiale de l’alimentation : Garantir la sécurité alimentaire pour une alimentation saine

LEFASO.NET | Par Issoufou Ouédraogo

vendredi 18 octobre 2019

Chaque année, le 16 octobre est célébrée la Journée internationale de l’alimentation (JMA). Au Burkina Faso, c’est Bobo-Dioulasso qui a accueilli la célébration au niveau national sous le thème « Une alimentation saine pour un monde faim zéro ». Cette journée vise à renforcer la sensibilisation et l’action en faveur des personnes victimes de la faim, à inciter aussi les populations à changer leur mode de production, d’approvisionnement et de consommation, pour une alimentation saine. En somme, il s’agit d’interpeller tous les acteurs du domaine à œuvrer pour un Burkina exempt de faim et de malnutrition à l’horizon 2030.

39e Journée mondiale de l’alimentation : Garantir la sécurité alimentaire pour une alimentation saine

La célébration de la Journée mondiale de l’alimentation est l’occasion de rappeler au monde à quel point la faim constitue un frein au développement dans plusieurs pays. Cette journée vise à améliorer la compréhension des problèmes relatifs à la sécurité alimentaire et à accroître la sensibilisation des décideurs politiques, des acteurs du secteur privé et des producteurs en vue du renforcement et de la mise en œuvre d’actions permettant d’atteindre la faim zéro d’ici à 2030.

Cette année, les chiffres sont angoissants et les données contenues dans le rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ne sont guère rassurantes. Dans le monde, garantir la disponibilité et l’accès à une alimentation saine reste un énorme défi, notamment pour les personnes aux ressources limitées. Quoique l’objectif visé soit d’assurer la sécurité alimentaire, les régimes alimentaires malsains sont devenus également un facteur de risque principal de morbidité et de mortalité dans le monde, à cause du changement des habitudes alimentaires.

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Des participantes à la cérémonie

De plus en plus, les populations font recours aux fastfoods et aux plats cuisinés à emporter. Cette alimentation souvent malsaine est à l’origine d’invalidité et de décès. C’est au regard de l’évolution sensible du phénomène que, cette année, la Journée mondiale de l’alimentation a été célébrée sous le thème « Une alimentation saine pour un monde faim zéro ».

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Le représentant de la FAO au Burkina Dauda Sau

Ce thème vise à interpeller les pays du monde, et en particulier le Burkina, à prendre des mesures pérennes dans les domaines de l’environnement, de la résilience face au changement climatique pour assurer la sécurité alimentaire, en vue d’une alimentation saine. « Les priorités de la FAO sont l’éradication de la faim dans le monde et aussi de s’attaquer à toutes les formes de malnutrition. D’où cet appel aux agriculteurs, aux gouvernements, aux chercheurs, aux acteurs du secteur privé et aux consommateurs de jouer leur rôle pour bouter le fléau de la malnutrition », a souhaité le représentant résidant de la FAO au Burkina, Dauda Sau.

En effet, en 2018, 149 millions d’enfants de moins de 5 ans souffraient de retard de croissance, tandis que 49 millions souffrent de dépérissement. A contrario, plus de 670 millions d’adultes et 120 millions de garçons et de filles (5-19 ans) sont obèses, et 40 millions d’enfants dans le monde sont en surpoids. Or, de nos jours, le nombre de personnes sous-alimentées est reparti à la hausse, avec plus de 800 millions, soit environ une personne sur neuf. Ce qui signifie que malgré les problèmes de sécurité alimentaire que connaissent plusieurs pays dans le monde, l’alimentation saine constitue également un autre fardeau.

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Le gouverneur des Hauts Bassins représentant le ministre de l’agriculture Antoine Atiou

Ainsi, les problèmes de santé liés à l’obésité coûtent aux budgets nationaux 2 000 milliards de dollars par an. Pis, 50 à 90% de ces cas se retrouvent dans les pays à faibles ou moyens revenus, du fait de la consommation accrue d’aliments transformés et de viande. Face à cette situation, il est nécessaire que les populations changent leur mode de production, d’approvisionnement et de consommation. Par exemple, adopter le système de la ferme à l’assiette. Ce qui permettra de favoriser la production de denrées de base à haut rendement.

Antoine Atiou, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, représentant le ministre de l’Agriculture, a interpelé les acteurs nationaux et les partenaires au développement à œuvrer en parfaite synergie pour relever le défi de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina.

De leur côté, les acteurs préconisent d’adopter une approche globale qui permettra d’examiner les causes de la malnutrition, en éradiquant les mauvaises pratiques d’alimentation, la mauvaise hygiène et le manque d’assainissement, etc. A l’occasion de cette célébration, une rencontre sur la sécurité alimentaire des aliments au Burkina Faso a permis d’aboutir à des recommandations.

De ces recommandations, on peut retenir entre autres le renforcement de la sensibilisation à l’utilisation et à la gestion sécurisée des pesticides et leur emballage et de veiller au respect de la règlementation en vigueur sur les importations des produits alimentaires. En formulant le vœu que ces recommandations puissent avoir un écho favorable sur le terrain, les acteurs du domaine de la sécurité alimentaire ont pris l’engagement de poursuivre, au Burkina, le combat pour une sécurité alimentaire dans une alimentation saine.

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

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