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8es Journées burkinabè de parasitologies : Un cadre de réflexion pour l’élimination des maladies parasitaires

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini

samedi 7 décembre 2019

La Société burkinabè de parasitologie (SOBPAR) a organisé, du 4 au 6 décembre 2019 à Bobo-Dioulasso, les 8es journées burkinabè de parasitologies sous le thème « One Heath et innovations technologies : opportunités d’élimination des maladies parasitaires ? ». Ces journées se présentent comme un cadre de réflexion et de partage d’expériences pour la communauté scientifique, afin que des solutions soient trouvées pour l’élimination totale des maladies parasitaires.

8es Journées burkinabè de parasitologies : Un cadre de réflexion pour l’élimination des maladies parasitaires

Ces 8es Journées burkinabè de parasitologies resteront mémorables dans l’histoire de la Société burkinabè de parasitologie (SOBPAR). En effet, après plusieurs années d’absence (2006 à 2019) sur la scène scientifique burkinabè, la SOBPAR signe son retour à travers l’organisation de ses 8es journées dédiées à la lutte contre les maladies parasitaires. Une manière, selon le président-fondateur de la SOBPAR, Pr Robert Tinga Guiguemdé, de relancer les activités de l’institution.

En effet, les maladies parasitaires constituent l’obstacle majeur au développement économique de nombreux pays africains, notamment le Burkina Faso. Malgré les multiples efforts consentis par le gouvernement burkinabè pour endiguer ces maladies, force est de constater que beaucoup reste à faire.

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Robert Guigemdé, président-fondateur de la SOBPAR

« Les maladies parasitaires telles que le paludisme, la bilharziose, la maladie du sommeil, etc. constituent des problèmes majeurs de santé publique. Pour que les pays africains puissent émerger, il est important qu’on puisse lutter contre ces maladies. Et le concept One Heath prend en compte les maladies qui sont communes à l’homme et aux animaux. Il s’agit de maladies transmissibles dues à des parasites, des bactéries, des virus et des champignons, qui circulent entre les humains et les animaux », a indiqué le Pr Robert Tinga Guiguemdé, président-fondateur de la SOBPAR, par ailleurs président-fondateur de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso. C’est pourquoi, il importe de découvrir des méthodes permettant de protéger l’homme sain, et donc de parvenir à rompre la « chaîne épidémiologique ». Selon le Pr Guiguemdé, une bonne lutte contre ces maladies nécessite des concertations entre les acteurs de la santé humaine, animale et de l’environnement.

Les 8es journées burkinabè de parasitologies se présentent ainsi comme un cadre de rencontre, permettant aux différents acteurs scientifiques de pouvoir échanger sur les voies et moyens pour éliminer ces maladies qui constituent de graves problèmes de santé en Afrique.

Plusieurs activités majeures ont ponctué cette rencontre de 72 heures, à savoir des conférences inaugurales qui ont permis aux participants de planter le décor par rapport à l’actualité de la recherche sur les maladies parasitaires, en termes d’innovations technologiques. « En dehors de ces conférences, nous allons voir quelles étaient les activités menées par nos collègues, notamment dans certaines universités et institutions au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Mali, et qui vont partager leurs résultats avec nous. Les firmes pharmaceutiques qui sont nos partenaires, présenteront également des panels pour exposer leurs produits, afin qu’on puisse voir ensemble, avec tous ces acteurs, comment nous pouvons nous mettre ensemble pour œuvrer vers l’élimination de certaines maladies parasitaires. Le concept One Heath regroupe plusieurs composantes de la recherche, humaine, animale et de l’environnement, afin de pouvoir aider à trouver des solutions efficaces et durables pour l’élimination des maux qui minent notre société », a laissé entendre Roch Dabiré, président actuel de la Société burkinabè de parasitologie. Il a par ailleurs affirmé que la difficulté financière et le manque de cadre adéquat qui puisse réunir tous les chercheurs sont les principales causes qui entravent la mise en œuvre des activités de recherche dans les pays en voies de développement.

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Pr Alkassoum Maiga, ministre en charge de l’enseignement supérieur

La cérémonie d’ouverture officielle des travaux a eu lieu ce jeudi 5 décembre, sous la présidence du Pr Alkassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. A l’en croire, cette activité constitue l’une des activités phares de son ministère. « Ces activités permettent de donner plus de visibilité à nos universités et institutions de recherches. A travers ces Journées burkinabè de parasitologies, l’heure du réveil a sonné pour la SOBPAR qui est la première société savante au Burkina Faso et qui regroupe d’éminents professeurs », nous renseigne le Pr Alkassoum Maïga. Il a encouragé les participants à travailler à la recherche de solutions innovantes pour le bonheur du peuple. Ces journées ont été placées sous le coparrainage du président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé, et du président de l’Université Nazi-Boni, Macaire Ouédraogo.

La SOBPAR a été la première société savante du Burkina Faso qui a animé la scène scientifique au-delà des frontières par son apparence à des sociétés-mères comme la Société ouest-africaine de parasitologie (SOAP) et la Société de pathologie exotique française. Elle est également la première société nationale de parasitologie en Afrique.

Romuald Dofini
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