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Bobo-Dioulasso : La contribution du port sec à la relance économique de la ville au cœur d’une conférence publique

Lefaso.net

lundi 8 novembre 2021

L’Association des journalistes du Burkina (AJB) a organisé une conférence publique le vendredi 5 novembre 2021 à Bobo-Dioulasso, sur le thème : « Le port sec : Quel impact sur la relance économique de Bobo ? ». Cette conférence visait à offrir aux participants plus d’informations sur le fonctionnement du port sec, ainsi que sa contribution au budget de l’Etat.

Bobo-Dioulasso : La contribution du port sec à la relance économique de la ville au cœur d’une conférence publique

Cette conférence publique s’inscrit dans le cadre des activités de l’Association des journalistes du Burkina (AJB). Elle a été animée par trois panelistes à savoir Baba Dagnoko, transitaire et élu consulaire ; Jean Paul Yaméogo, inspecteur des douanes et François Drabo, le directeur adjoint de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina de Bobo, en charge du port sec. La rencontre a connu la présence de certaines autorités et professionnels de médias de la ville.

La première communication a été présentée par l’inspecteur des douanes Jean Paul Yaméogo, vérificateur au port sec de Bobo-Dioulasso. Sa communication a porté sur la présentation du bureau de douane du port sec, son fonctionnement et sa contribution au budget de l’Etat. A en croire ce dernier, la douane a un apport considérable sur le budget de l’Etat.

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Jean Paul Yaméogo, inspecteur des douanes au port sec

En effet, de 2009 à 2020, la contribution de la douane au budget de l’Etat serait passée de 35 milliards à 117 milliards de francs CFA. « Cette année nous avons une prévision de 125 milliards de recettes à collecter et au 31 octobre 2021, la douane du port sec avait déjà engrangé 102 milliards de francs CFA », a souligné Jean Paul Yaméogo.

Il a affirmé que la douane du port sec a une compétence exceptionnelle, car elle accompagne les acteurs économiques, les unités industrielles. « A elle seule, elle regroupe les compétences de six bureaux. Nous traitons les marchandises venant par la route, le train et par avion. Nous traitons aussi les hydrocarbures et les véhicules automobiles », a-t-il laissé entendre.

L’apport du port sec à la relance économique de Bobo-Dioulasso

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Le directeur adjoint de la chambre de commerce de Bobo-Dioulasso, en charge du port sec, François Drabo

La deuxième communication a porté sur l’apport du port sec à la relance économique de Sya. Elle a été présentée par le directeur adjoint de la chambre de commerce de Bobo-Dioulasso, en charge du port sec, François Drabo. Selon lui, la création du port sec de Bobo a favorisé le développement de nouvelles activités. « Créé en 2010, le port sec a eu des impacts notables sur les activités économiques de Bobo-Dioulasso. Aux alentours de l’infrastructure, il y a la création des entrepôts, des restaurants et des centres de commerce, pour montrer que le port sec draine du monde. Ces nouvelles entreprises ou activités dépendent entièrement ou en partie du port sec dans leur fonctionnement », a indiqué François Drabo.

En plus de cela, étant une zone industrielle, le port sec contribue au développement industriel et celui du transport. « C’est une zone industrielle et cela est un facteur important. Il permet aux industries qui importent leurs matières premières d’avoir des infrastructures à côté pour le dédouanement et d’acheminer rapidement à moindre coût leurs marchandises », dit-il.

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La photo de famille des participants à l’issue de la conférence publique

Selon le communicateur, le port sec de Bobo est un vieux projet maturé depuis 1983 et dont les travaux ont commencé en 2006. L’infrastructure a été inaugurée en 2010. Elle vise ainsi à contribuer à la relance du développement économique de la région de Bobo-Dioulasso. Ce, à travers la réalisation d’une infrastructure moderne de réception et de traitement de fret national et international.

Situé dans la zone industrielle de la ville, le port sec contribuera aussi à sécuriser et renforcer le système d’approvisionnement et d’exportation du pays. C’est une plateforme qui reçoit des marchandises en importation et en exportation au profit des opérateurs économiques ainsi que de l’administration publique. Pour François Drabo, depuis sa création, le port sec de Bobo a eu des effets positifs sur l’économie de Bobo-Dioulasso à travers notamment la création des activités génératrices de revenus ; l’amélioration du chiffre d’affaires des entreprises qui interviennent dans la chaîne d’activités offertes par l’infrastructure.

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Abdoulaye Ouattara, secrétaire général de l’AJB/Hauts-Bassins

« Nous avons l’amélioration des recettes des administrations impliquées dans sa gestion et son exploitation. La plateforme a aussi permis à la commune de Bobo-Dioulasso de s’ouvrir à la sous-région. Le port sec a contribué également à l’amélioration des recettes de la commune (patentes et autres) et à décongestionner la ville un tant soit peu », a-t-il ajouté.

Dans sa phase de réalisation, le projet a été envisagé en deux étapes. Ainsi, la première phase a consisté à la construction d’une plateforme logistique multimodale sur une superficie de 19 hectares extensibles à 40 hectares, avec un coût global de 7,5 milliards de FCFA. Au regard des résultats atteints et des difficultés rencontrées, il s’est avéré nécessaire et conformément au plan stratégique 2007-2012 de la CCI-BF, la poursuite du projet par la réalisation de la deuxième phase du projet. Cette deuxième phase est en cours de réalisation actuellement.

Pour le secrétaire général de l’AJB/Haut-Bassins, Abdoulaye Ouattara, cette rencontre est une réussite, au regard de la mobilisation des participants. Il a fait savoir que le port sec de Bobo existe depuis plusieurs années et que personne n’en parle malgré sa contribution à la relance de l’économie de Bobo-Dioulasso et de sa région. C’est pourquoi, dit-il, l’AJB a voulu cette conférence publique, afin d’amener la population et particulièrement les journalistes de Sya, à s’intéresser à cette question.

« Cela fait trois ans maintenant que l’AJB travaille sur les questions de la bonne gouvernance et surtout sur la gouvernance économique. C’est pourquoi nous nous sommes dit, pourquoi ne pas aller vers le port sec pour voir ce qui se passe là-bas, quel plus il apporte à Bobo-Dioulasso et sa région en terme d’économie et de création d’emplois », a-t-il expliqué.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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