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Sécurité alimentaire : Les acteurs outillés pour l’appropriation du Projet SANBACO

mardi 6 février 2018

Le CESAO, a procédé au lancement officiel du projet SANBACO à travers un atelier le samedi 03 Février 2018 à Banfora sous le parrainage du Secrétaire Général du premier ministère et coordonnateur du PNDES Bamory Ouattara et le co-parrainage de Monseigneur Lucas Kalfa Sanou, Evêque du Diocèse de Banfora. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives et locales de la région des Cascades, des Hauts Bassins, et du représentant de l’UEMOA Emmanuel Gouali.

Sécurité alimentaire : Les acteurs outillés pour l’appropriation du Projet SANBACO

Le projet SANBACO est une émanation de l’initiative « un monde sans faim lancé par le Ministère Fédéral Allemand, de la coopération économique et du développement (BMZ) en 2014. Cette initiative entend éliminer la faim et la malnutrition en permettant aux populations souffrant de sous-alimentation et de malnutrition en particulier les plus vulnérables d’accéder le plus tôt possible à des quantités suffisantes d’aliments sains et abordables.

Ainsi, pour traduire cette initiative en actions concrètes le CESAO,(Centre d’Etudes, d’Expérimentations Economiques et Sociales de l’Ouest) et son partenaire financier MISEREOR ont initié le projet SANBACO (Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle durable dans 8 communes du bassin versant de la Comoé à l’Ouest du Burkina Faso).
Par conséquent, le projet SANBACO pourrait répondre à la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans deux régions : Les Hauts Bassins et les Cascades. Sa mise en œuvre s’étale sur une durée de 3 ans de 2018 à 2020 dans huit communes dont 6 (Ouo, Sidéradougou, Mangodara, Banfora, Dakoro, Oueleni) dans les Cascades et deux (Kourinion et Samoroguan) dans les Hauts Bassins. Le projet permettra à terme d’améliorer la qualité de vie des populations vivant dans son espace de mise en œuvre.

En effet,le parrain Bamory Ouattara estime que « les défis en matière de lutte contre la pauvreté et de sécurité alimentaire et nutritionnelle sont énormes. En matière de taux de couverture des besoins céréaliers, il ressort que 17 provinces (dont la province de la Comoé) sont déficitaires, 6 provinces sont en équilibre et 22 provinces excédentaires. Au regard de cette situation, sur la période de soudure (de juin à août 2018) 620 394 personnes seraient en insécurité alimentaire ».

Au plan nutritionnel, le rapport de l’enquête SMART 2016, indique qu’environ un tiers des enfants de moins de 5 ans (27,3 %) souffrent de retard de croissance au Burkina Faso. Quatre régions dont celle de l’Est, du Sahel, des Cascades et le Centre-Est ont enregistré des prévalences de malnutrition chronique globale supérieures au seuil critique de l’OMS qui est de 30 %. Ce projet est donc en parfaite cohérence avec les objectifs de notre référentiel national de développement le PNDES qui « vise à transformer structurellement l’économie burkinabè, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social » et ceux du Programme présidentiel « Bâtir avec le peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice ».

De façon directe ou indirecte, près de 900 exploitations familiales vulnérables, 115 jeunes et femmes promotrices d’entreprises de production ou de promotion de produits alimentaires locaux susceptibles d’inspirer les jeunes, 200 pasteurs ou agropasteurs,les 8 communes concernées et celles transfrontalières du Mali et de la Côte-d’Ivoire proches de la zone d’intervention bénéficieront du projet SANBACO.

Selon Dramane Coulibaly coordonnateur du projet, le projet SANBACO est une étude de base dans les 8 communes pour comprendre pourquoi le taux de malnutrition dans ces communes est le plus élevé du Burkina malgré leur énorme taux de productivité en ciblant les familles les plus vulnérables. Celles-ci bénéficieront d’accompagnements selon leur domaine d’activité (agriculture élevage…). Aussi il appelle à une responsabilité des communes et des bénéficiaires pour mener à bien le projet.

Le coût du projet s’élève à 750 000 euros avec l’appui de l’UEMOA, la coopération Suisse, le Conseil des Collectivités Territoriales et une subvention de 640 000 euros de la KZE-MISEREOR.

Haoua Touré
Lefaso.net

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