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Journées d’innovations du ProCIV : Un cadre de vulgarisation des meilleures techniques de production et de transformation du riz au Burkina Faso

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini

jeudi 12 décembre 2019

La Coopération allemande à travers le Projet Centres d’innovations vertes (ProCIV) a organisé, du 27 au 29 novembre 2019 à Bobo-Dioulasso, la première édition des journées d’innovations. Ces journées se présentaient comme un cadre de réflexions et de partages d’expériences entre les acteurs de la filière riz, pour la mise en œuvre de politiques agricoles efficaces, qui peuvent concourir à un essor véritable de cette filière au Burkina Faso.

Journées d’innovations du ProCIV : Un cadre de vulgarisation des meilleures techniques de production et de transformation du riz au Burkina Faso

Cette première édition des journées d’innovations avait pour but d’institutionnaliser auprès des acteurs du secteur riz du Burkina Faso, un cadre de réflexions, de partage et de capitalisation des innovations visant à augmenter la compétitivité de la chaine de valeurs ajoutées du riz national et ainsi que la production et les ventes d’un riz de qualité.

Pour Jens Treffner, coordinateur du ProCIV, la faible capitalisation et les insuffisances dans le partage de connaissances constituent un frein dans le processus d’adaptation, d’adoption à plus grande échelle des innovations, leurs fonctionnements, les acquis, les faiblesses et opportunités. « Pour résoudre cette problématique, le ProCIV a invité les participants à axer leurs réflexions sur le lancement d’une plateforme d’innovations au niveau du secteur rizicole. L’objectif est de constituer un cadre pérenne pour la capitalisation entre les acteurs », a-t-il dit.

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Jens Treffner, coordinateur du ProCIV

Cette rencontre a regroupé les différents acteurs de la filière riz, dont le ministère de l’Agriculture, des Aménagements Hydro – agricoles, l’interprofession, représenté par le Comité Interprofessionnel du Riz du Burkina, les producteurs, les transformateurs, les commerçants, les institutions financières, les semenciers et les commerçants d’intrants.

Ces derniers ont eu des échanges francs dans le but de trouver des solutions pour promouvoir les nouvelles technologies de productions et aussi, de murir des réflexions sur d’autres idées pouvant permettre le progrès dans le secteur du riz. Par ailleurs, les participants ont pu visiter des équipements au Centre Agricole Polyvalent de Matourkou et la plaine irriguée de Bama, où ils ont eu l’occasion de voir des essais de variétés de riz.

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Zalissa Sawadogo de l’entreprise NAFASO

Zalissa Sawadogo de l’entreprise NAFASO (entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation des semences améliorés), a pris part à ces journées d’innovations. « Nous avons appris beaucoup de choses au cours de cette rencontre, notamment sur la production, le renforcement des capacités, la commercialisation, l’état des lieux sur le marché du Burkina Faso et comment nos produits se comportent sur le marché. Ce sont des informations très importantes pour nous les acteurs lancés dans la transformation du riz, pour améliorer ce que nous faisons afin de conquérir le marché national », s’est-elle réjouie.

En effet, l’agriculture de manière générale constitue le secteur prioritaire au Burkina Faso. La filière riz occupe une place de choix dans ce secteur agricole. Le riz joue ainsi un rôle privilégié dans la satisfaction des besoins céréaliers, dans l’alimentation de la population qui ne cesse de croître. Plus de la moitié des personnes concernées sont de petits agriculteurs et leurs récoltes ne suffisent pas pour nourrir leurs familles et leur assurer une alimentation équilibrée.

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Les participants à l’atelier

De plus, une grande partie des récoltes se détériore avant d’atteindre les consommateurs en raison des problèmes de stockage, de transformation et de commercialisation. Ce qui fait que le Burkina Faso dépend des importations alimentaires. Toute chose qui nécessite une augmentation impérative de la production agricole de qualité.

Plusieurs politiques de soutien à la filière riz dans l’optique de la réalisation de l’autosuffisance en riz ont été élaborées par le gouvernement et des institutions. Pour répondre à ce défi, l’innovation agricole se présente comme étant la clé du succès. C’est ainsi que le ProCIV avec ses partenaires techniques ont bien voulu dérouler un certain nombre de technologies, pour améliorer déjà ce que le pays est en train de faire, en vue de donner plus de résultats, plus de force, aux activités des producteurs toujours dans le sens de la sécurité alimentaire.

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Des participants durant les travaux

Pour ainsi développer la chaine de valeur, le ProCIV travaille au renforcement de capacités des producteurs et entrepreneurs, afin qu’ils puissent utiliser les machines modernes, appliquer les bonnes techniques agricoles, mieux gérer et organiser leurs entreprises et exploitations. Il œuvre aussi à établir des relations de contrats durables entre producteurs et transformateurs, appelé Agriculture Contractuelle. Pour une agriculture plus novatrice, le ProCIV a également pour but de promouvoir les innovations dans les différents maillons de la chaine de valeurs.

Selon le Coordinateur du ProCIV, ces journées contribuent à la réalisation des indicateurs 1 et 3 du ProCIV que sont « la productivité des petites exploitations agricoles, qui appliquent les innovations, a augmenté de 30% en moyenne ; des petites exploitations agricoles qui utilisent des innovations subventionnées intelligentes en matière de climat arrivent à surmonter les conséquences projetées du changement climatique ».

Le Projet Centres d’innovations vertes (ProCIV) du secteur agro-alimentaire est l’un des projets de l’initiative spéciale « Un seul monde sans faim », du Ministère allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), qui vise la réduction de la pauvreté et de la faim dans le monde. Il est mis en œuvre dans seize pays dont quatorze en Afrique et deux en Asie.

Au Burkina Faso, le projet intervient dans les régions des Hauts-Bassins, des Cascades, de la Boucle du Mouhoun et du Sud-Ouest, principalement dans les chaines de valeur sésame et riz. Ainsi, il a pour but d’innover dans le secteur agro-alimentaire, contribuant au développement rural durable dans les différentes régions concernées. Il vise en outre, l’augmentation de la production agricole locale et des revenus des exploitations familiales et des petites entreprises.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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